Chapitre 3: Première chasse

 

 

Voici le:  Livre 1, Chapitre 3: Première chasse

          Nous courrions à travers la forêt. Nous retrouvâmes la côte et un petit hameau de retraités de la pêche qui finissaient leurs vies ce qu'ils avaient le plus chéri en toile de fond: la mer. Il y avait quatre "cabanes". Une par Nouveau-Né ? Non. J'en emmènerai deux à la fois, pour ne pas en laisser trop en même temps dehors sans moi. Je les arrêtai bien avant les maisons, bien avant que les odeurs humaines envoûtantes n'atteignent leurs gorges de Nouveaux-Nés. 


            « Malheureusement, votre premier repas n'est pas facile à organiser. Sachez tout d'abord que les huit humains que vous vous apprêtez à éliminer sont tous en fin de vie, à la retraite. Ce sont quatre couples qui ont bien vécus, bien profité. Ils se sont aimés et ont pu vivre avec leur âme soeur. Désormais, ils sont prêts. Prêts à donner leur vie pour nous. Seulement, je ne vous ferai venir que deux par deux. Je ne veux pas que l'un d'entre vous en prenne plus que sa part, aussi, ceux qui ne m'accompagneront pas resteront ici et attendront en se faisant discrets. Si un humain arrive dans votre direction, fuyez. Si c'est un vampire, venez vous réfugier dans la maison où je serai, et à toute vitesse. Un vampire adulte et entraîné pourrait vous tuer, même si vous êtes deux. »


         Il s'agissait surtout que ce vampire ne me pique pas mes soldats. Un vampire aussi connaisseur que moi de la nature et de la mentalité des Nouveaux-Nés pourrait facilement me voler mes nouveaux lieutenants et/ou les monter contre moi. Je refuse cet état de fait, mais je sais qu'il me faudra un minimum de chance, ou du moins, de réussite pour compter dans un an encore quatre lieutenants. Certes, la prudence et la sagesse me diraient de prendre le moins de risque possible. Mais en même temps, ce n'était pas tous les jours que huit humains étaient aussi disponibles. Leurs meurtres seraient aussi plus faciles à cacher aux humains. Ainsi, les Volturi ne viendraient pas fourrer leur nez ici. Et les vampires italiens sont définitivement un danger plus grand qu'un autre clan mexicain, aussi rancunier soit-il de mon ancienne hégémonie. Je décidai d'emmener d'abord Tommy et Lùca, et de laisser les deux meilleurs amis ensemble. Sûrement ne commenceraient-ils pas à se battre. Cela me permettrait de calmer Tommy qui semblait encore stressé. Le pouvoir de Jasper, à ce moment-là, me manqua atrocement. Il arrivait à calmer n'importe quel Nouveau-Né jusqu'au premier repas. Mais il ne fallait plus y penser !


            « Suivez-moi »


         Ce n'était plus le même ton. J'avais abandonné temporairement le ton mielleux et séduisant de leur renaissance pour adopter celui du professeur, du maître et en l'occurrence, de la maîtresse, à de jeunes élèves. Ce n'étaient que des bébés. Leur éducation devait être stricte et ferme; mais lorsque la journée, ou plutôt la nuit, d'apprentissage finirai, j'aurai tout le temps de me montrer plus... passive. Mais pour le moment, ce n'était que leur première leçon, la plus importante surement, mais celle qui appelait exclusivement aux instincts lorsqu'on n'avait pas la chance de m'avoir comme instructrice. Je m'arrêtai pour leur expliquer la stratégie à l'intérieur de la maison.


            « Toi, Tommy, tu t'occuperas de la femme, tandis que, Lùca, tu te chargeras de l'homme. Je vais vous aider pour cette fois-ci et assommer les deux humains avant, pour qu'ils ne ressentent aucune douleur. Donc vous ne vous approcherez des humains que lorsque je vous ferai venir d'un geste de la main. Ne faites rien que je ne vous ordonne pas de faire. Il en va de vos vies et de notre survie. Il faut rester silencieux. Il faudra être rapide pour pas qu'ils ne donnent l'alerte, mais ça, c'est mon travail. Bien, pas d'objections ? Allons-y ! »


         On arriva pour ouvrir la porte. Je me dirigeai rapidement vers le vieil homme que, d'un seul coup-de-poing, j'assommai. Puis, alors que la femme arrivait, je me cachai derrière elle et lui fis perdre conscience. Je les asseyai l'un en face de l'autre, à leur petite et simple table. J'agitai ma main deux fois pour faire venir les deux Nouveaux-Nés. Tommy avait de gros yeux pleins de frayeur jusqu'à ce qu'il arrive près de sa proie et qu'il hume son odeur. Alors, il ne fut plus qu'un prédateur devant une proie sans défense, heureux et joueur tel un chat avec une souris blessée qui veut s'échapper. Je gardai un oeil sur lui, mais regardai surtout Lùca. Il semblait curieux. Curieux de ces odeurs si alléchantes, fascinantes et séduisantes. Je fis trois pas et tandis la main vers lui. Il hésita un instant et la prit. Je le menai derrière sa propre proie. Il ne fallait pas qu'ils soient attirés par le repas de l'autre. Chacun était donc derrière un des deux vieux mexicains. Je me mis entre les deux, sur le côté, et captai leurs regards. Ils étaient tous deux assoiffés.


            « Bien. Pour l'instant, tout se passe à merveille. Maintenant, prenez délicatement la tête de votre proie. Délicatement, j'ai dis ! Voilà, c'est mieux. Pliez vos genous, et baissez la tête jusqu'à arriver au cou. Non ! NON ! Je t'ai dis de ... NON !!! »


         Tommy n'avait pu résister à l'odeur enivrante du sang humain, et s'était précipité n'importe comment sur la vieille dame. Celle-ci s'était réveillée suite à la douleur horrible qu'elle avait dû ressentir. Suite à l'odeur de sang se répandant dans la pièce, Lùca s'était lui aussi précipité sur son repas, incapable de résister. Tommy, sentant la grand-mère bouger et s'affoler, lui tordit le cou tout en trouvant, enfin, la jugulaire. La vieille dame eut néanmoins le temps de laisser échapper un cri de terreur. Je tournai rapidement la tête vers Lùca, mais celui-ci se débrouillait mieux que son ami. Le vieil homme avait trépassé. Peut être d'une crise cardiaque. Ou alors, je l'avais frappé trop fort. Néanmoins, je ne me souciai plus de lui. Je me dirigeai vers une fenêtre qui donnait sur les maisons. Je regardais avec inquiétude les autres maisons. Si une personne sortait et venait ici, il faudrait bouleverser mes plans. Et il ne fallait pas en changer un pouce. Tout était chronométré pour que tout se passe absolument à merveille. Certes, pour certains, les détails ne sont que des détails. Pas pour moi, et pas lorsqu'on a des Nouveaux-Nés qui prennent entièrement part aux plans. Un simple détail qui manque lorsqu'on s'occupe de Nouveaux-Nés peuvent mener à notre propre mort.


         Heureusement, rien ne bougea dans les autres petites maisons. Ils devaient tous être un peu sourds. Personnellement, bien qu'ayant plus de trois fois leur âge, je ne pouvais pas savoir ce que cela faisait de vieillir. Est-ce rassurant ? Se dit-on " j'ai bien vécu, maintenant, Dieu me prépare à le rejoindre " ? Est-ce plutôt oppressant ? Se dit-on: "je me retrouve dans un corps qui n'est plus le mien, les jambes ne m'obéissent plus, ni mes bras, je ne peux plus bouger comme avant sans me fatiguer. Je me sens faible. Quel pêché ai-je commis pour me faire enfermer ainsi dans ce corps impuissant ? Dieu, réponds-moi ! ". Non, moi, je ne connaîtrai jamais cela. Dieu, s'il existe, m'a donné une punition plus terrible encore: je n'aurai jamais de repos. Je suis presque certaine que nous, vampires, ne mourrons pas. Lorsqu'on brûle notre enveloppe charnelle, nous sommes certainement condamnés à rester des âmes errantes, vagabondant sur terre, de vrais fantômes. Après tout, ne sommes-nous pas immortels ? En attendant, je vise au repos, à la prospérité dans le pouvoir. Nous tous, vampires entre autres mexicains, voulons ce repos que Dieu le créateur, ou notre créateur immortel, nous a pris et qu'il a laissé s'échapper. Nous faisons aux autres ce qu'on nous a fait, certes, mais nous le faisons dans leur bien aussi. Nous avons besoin de ces Nouveaux-Nés, de ces lieutenants, pour que tous obtiennent la paix. La paix en faisant la guerre, certes, mais comment faire autrement ? C'était il y a plusieurs centaines, plusieurs milliers d'années qu'il fallait intervenir pour éviter ces guerres de clans. L'intervention des Volturis ne change jamais rien. Peut-être qu'une sorte de paix revient pendant deux ou trois années, mais ensuite, la guerre et les batailles réapparaissent. Aussi, ce n'est pas entièrement ma faute, la transformation de ces quatre jeunes pleins d'avenir. Certes, j'aurai peut-être pu choisir d'autres personnes, ou peut-être aurais-je pu essayer de vivre en paix, en me trouvant un mari avec qui me balader. Non en fait. Je n'aurais jamais pu mener une vie tranquille. Et je ne pourrai jamais. C'est impossible. L'adrénaline, la puissance et le pouvoir sont pour moi trois choses inséparables de ma vie et de mes ambitions. Tommy, Mickey, Lùca et Joey ne sont que des victimes collatérales. Enfin, ils ne sont pas vraiment à plaindre. Eux vont surement survivre, tandis que bien d'autres humains que je me destine à transformer seront aussi destinés à mourir et à être détruits. Ma stratégie est fin prête pour mener mes quatre lieutenants au pouvoir. Et me mener à l'immortalité concrète. J'abandonnai mes réflexions pour me diriger vers les deux jeunes vampires. Ils ont bientôt fini leur premier repas. D'abord Tommy qui lève la tête et regarde Lùca qui lui, n'a pas finis. Je m'approche tout de suite du premier et lui fait clairement comprendre que ce n'est pas à lui et que je ne suis pas contente du tout. Nous attendîmes quelques secondes que Lùca finisse, puis, lui aussi leva la tête, son repas finis. Je les faisai venir derrière moi, puis, quittai suivie d'eux deux la petite maison. Il fallait désormais les laisser seuls alors qu'ils avaient le goût du sang dans la gorge. Au moins, si un vampire les attaquais, ils seraient en forme. Nous rejoignîmes Joey et Mickey qui attendaient impatiemment notre venue, ou plutôt, la mienne.


            « Je vous rappelle, à vous quatre, qu'il faut obéir à mes ordres, sinon, nous risquons d'être découverts avant d'avoir finis, les humains risquent d'appeler la police, et alors, les humains sauront notre présence. Et si les humains nous découvrent, d'autres vampires viendront nous tuer. Je vais vous expliquer cela avec plus de détails une fois que ce repas sera fini. Mais d'abord, Mickey, Joey, venez avec moi. Mickey, tu devras t'occuper de la femme, Joey, de l'homme. » 


         Je répétai mon manège une deuxième fois avec toutes les indications pour ne pas faire de bruit. Je trouvai, à l'intérieur de la seconde maison, le couple devant la télé. Rapidement et sans bruit, j'assommai la femme puis l'homme. Celui-ci, trop accaparé par l'émission de divertissement, n'avait même pas remarqué que sa femme avait été attaquée. Je faisais venir les deux jeunes. Chacun se mit derrière un fauteuil, et je me positionnai en face d'eux deux, devant la télévision. Je réitérai mes indications et, cette fois-ci, ils mordirent ensemble, quand je leur eus demandés. Ils finirent presque au même moment leur repas. Ces deux-là étaient vraiment des meilleurs amis, frères d'armes, d'âmes et d'esprits sinon de sang. Nous quittâmes la maison pour en trouver une autre. J'avais décidé par avance de ne pas faire trop d'aller-retour. Nous nous dirigeâmes vers la troisième maison, mais je les arrêtai. Je sentais une odeur trop forte. Il n'y avait pas deux, mais quatre personnes âgées dans la maison. Problème: serait-ce possible de faire s'en aller deux vampires alors que deux humains pleins de sang attendaient à côté d'eux ? Non, définitivement, la réponse était non. Aussi, il fallait absolument faire entrer les quatre vampires dans la maison, et assommer rapidement quatre personnes. Néanmoins, on n'avait plus à se soucier des voisins, étant donné qu'ils étaient tous là. Il fallait seulement qu'ils ne préviennent pas la police.


            « Bien. Petit bouleversement dans le programme, les quatre derniers humains sont là. On va retrouver Tommy et Lùca, et vous prendrez votre repas à quatre. Aller, venez avec moi. »


         Heureusement, ils étaient obéissants et me suivirent. Nous retrouvâmes rapidement les deux autres qui s'impatientaient vraiment. Nous les menâmes à la dernière maison. Ce serait dans la maison que je ferai la distribution. Nous entrâmes. Les quatre humains faisaient une belote à une table. Deux d'entre eux nous virent arriver, nous, rapides, gracieux et fascinants. Moi, d'abord, beauté brune, petite de taille, mais si incroyablement irrésistible. Le grand-père ne pouvait détacher son regard de mes formes. Un pervers. Puis, arrivaient derrière moi quatre beaux jeunes hommes. La grand-mère, à côté du pervers, les regardaient avec envie et nostalgie. Elle n'avait pas dû être bien sage dans sa jeunesse, vu son regard gorgé de souvenirs. Puis, ce furent les deux autres qui, intrigués par les regards de leurs camarades qui divaguaient au-dessus d'eux, tournèrent leur tête. Mais je les assommai. Je désignai le grand-père à ma droite et prononçai à voix haute le nom de Tommy, faisant parallèlement la même chose pour Lùca. Puis, je sautai au-dessus de la table tandis que les deux premiers grands-parents commençaient à crier pour les assomer à leur tour et les désigner à Mickey et Joey. Je me mis du côté de Mickey et Joey, gardant mon regard fixé sur Tommy et Lùca. Mais cette fois-ci, cela se passa bien. Ils savaient qu'il ne fallait pas me fâcher. Quand ils eurent finis, je les menai dehors, leur disant que le prochain repas arriverait dans plusieurs jours, mais que, à partir d'un moment, les groupes seraient totalement séparés. Il était trop difficile de trouver huit humains isolés. Je les laissais à vingt mètres des maisons, puis y retournais. Dans la première maison, je pris les deux corps dans mes bras et les menai à la troisième maison. Je les installai sur les fauteuils. Puis, je refis l'aller-retour pour emmener les propriétaires de la seconde maison. Je fis bien attention de refermer les deux maisons à clé et de laisser les clés dans les poches des hommes. Puis, j'allumai le gaz dans la maison où les huit cadavres étaient regroupés. J'attendis un moment, mon odorat surdéveloppé dictant ma conduite. Enfin, de loin, je lançai une allumette trouvée dans une des poches d'un des hommes, servant habituellement à garder allumée sa pipe. La maison explosa et les flammes se répandirent partout, sur les corps et sur le mobilier. J'avais déguisé nos meurtres. Les Volturi ne viendraient pas fouiner pour l'instant dans ma future armée. Enfin, je retrouvai mes quatre vampires. Ils étaient tous plus ou moins fascinés par le feu, mais désormais, leurs yeux ne possédaient plus une once de regret ou de frayeur. Ils s'étaient très bien conditionnés à leur régime alimentaire. Voilà une chose de faite, me dis-je, en les raccompagnant à la grotte, réfléchissant avec appréhension à la façon dont il fallait que je raconte l'histoire des Volturi.




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Commentaires (3)

1. Focus+ (site web) 15/02/2010

Coucou vous deux !!
Merci d'avoir lu et commenté!

Ah, ce Lùca... J'aime bien Mickey moi

En espérant que les Voltu ne vous décevront pas <3

2. Héloïse 27/01/2010

Oh ohhhhh...

On parle enfin de mes chouchoux Volto :D

Comme Elow j'ai une préférence pour Luca... Je sens qu'il va être des plus interessant pour la suite :P Mais aussi que chacun auront leur rôle hehe!!

Encore un très beau chapitre, le retard en valait la peine :P

Cette fois, t'auras pas besoin de me réveiller xD J'ai lus !!

3. Elow 25/01/2010

Eheh, on va passer aux choses sérieuses : les Voltutu =D
J'ai hâte de voir plus en détails les plans de Maria, et l'évolution des garçons. (avec, toujours, une préférence pour Mister Lùca )
Bref, j'aime quoi ! =)

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